JOURNEES D'ETUDES

23 mars 2018

Un bébé sourd, ça n'existe pas

Winnicott disait : "Un bébé seul, ça n'existe pas...". Un enfant sourd seul, ça n'existe pas non plus...sans ses parents, bien sûr, mais aussi sans les professionnels de la surdité qui, dès le diagnostic, vont se pencher autour de son berceau, conseiller les parents désorientés, prendre en charge et "traiter"...la surdité, avec le principal objectif d'amener l'enfant au langage et à la communication. Selon Bernard GOLSE, "pour entrer dans l'ordre du langage (et du symbolique verbal), le bébé a besoin, non pas de savoir, mais d'éprouver et de ressentir profondément que le langage de l'autre (et singulièrement de sa mère) le touche et l'affecte, et que celle-ci est affectée et touchée en retour par ses premières émissions vocales à lui"... Qu'en est-il, alors, pour le bébé sourd ? On sait que l'annonce du diagnostic vient plonger les parents dans une sidération psychique et affective qui, quelle que soit la qualité de l'accompagnement et la compétence des professionnels, demandera beaucoup de temps pour être élaborée. Dans ce contexte, le futur accès du bébé sourd au langage ne va-t-il pas grandement dépendre de la restauration narcissique de ses parents et de leur capacité à lui adresser des messages langagiers qui le touchent et l'affectent? A cet égard, le développement psycho-affectif, qui est au coeur des capacités langagières, motrices, cognitives de l'enfant ne devrait-il pas être placé au centre des préoccupations des professionnels, dès le diagnostic de la surdité ? Au cours de cette 14ème journée d'étude de l'association RAMSES, les différentes prises en charge autour de l'enfant sourd seront interrogées à l'aune de son développement psycho-affectif, c'est-à-dire des conditions qui vont permettre sa constitution en tant que sujet, être de langage.

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2 octobre 2015

Eros au pays des Sourds

La découverte de la sexualité infantile par Freud a profondément modifié notre approche de l’enfant : la construction du sujet s’enracine dans les pulsions sexuelles dès la naissance. Eros, dieu de l’amour, est cette pulsion de vie introduite par Freud en 1920 qui englobe pulsions sexuelles et pulsions de conservation. La conception freudienne est une conception élargie de la sexualité englobant les faits culturels et sociaux. Dans ce contexte, il nous a semblé intéressant d’aborder la question de la sexualité en lien avec celle de la surdité. Il ne s’agit pas d’aller dans le sens d’une « sexualité du sourd » qui serait différente comme on a pu parler d’une « psychologie du sourd ». Le sujet sourd est un être de parole comme les autres. Nous souhaitons plutôt questionner les effets possibles de la surdité, en tant qu’atteinte précoce de l’accès à la parole et au langage, sur la construction du sujet en devenir. Nous aborderons dans un premier temps ce qu’il en est de la sexualité infantile en interrogeant plus particulièrement l’intrication corps-parole. Nous nous intéresserons ensuite au rapport entre langue et sexualité : qu’en est-il de cette construction de la sexualité humaine en rapport intime avec la langue des émois précoces, la langue des affects, la langue du sexuel ? A cet égard, la langue des signes pose question par son apparente crudité. Une réflexion sur la langue du sexuel en LSF nous parait essentielle pour comprendre ce qui se passe pour beaucoup de jeunes sourds. Ceci ouvrira sur la question de la sexualité à l’adolescence quand on est entendant et quand on est sourd. L’entrée dans le pubertaire serait- elle spécifique pour les adolescents sourds, en cette période de mutation des repères sociétaux (violences, internet, pornographie...) ? A l’écoute des jeunes sourds, notre clinique témoigne cependant de la fréquence de comportements hors-la-loi, agis ou subis, au moment de l’adolescence. Quels en sont les facteurs de risque, et quelle prévention serait possible ? Nous espérons que cette journée, en abordant un thème complexe mais essentiel, permettra à chacun une réflexion sur sa pratique. Si, au pays des Sourds, la parole et le langage nous occupent toujours beaucoup, c’est qu’ils sont originairement et structurellement intimement liés à la construction du sujet, sourd ou entendant. Ce qui nous fait humain.

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Cette journée a donné lieu à une publication

 

19 octobre 2013

"Sa Majesté le Bébé Sourd"

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16 octobre 2010

Françoise Dolto et les Sourds - Histoire, Transmission et Actualités.

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10ème Journée d'études le 16 octobre 2009 à Paris

Souffrance psychique de l'enfant sourd. Paroles de parents, de sourds et de professionnels.

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9ème Journée d'études  le 12 octobre 2007 à PARIS

"Lorsque l'enfant sourd paraît..." Prévention des troubles psychiques du bébé et du jeune enfant sourd

La prévention des troubles psychiques représente une préoccupation importante des professionnels. L’actualité récente, une expérimentation qui tendrait à généraliser le dépistage néonatal de la surdité, renforce leurs inquiétudes quant au développement psychoaffectif du bébé et du jeune enfant sourds.  Depuis toujours le soin psychique de l’enfant sourd - enfant dépisté, traité, appareillé, rééduqué, éduqué... -  laisse " à désirer ". La rareté des lieux de soins et des thérapeutes spécialisés est, en partie, responsable de prises en charge trop souvent tardives, à un stade où la psychopathologie est déjà évoluée. Cette 9ème journée d’études a l’ambition, en s’appuyant sur l’expérience de spécialistes de la petite enfance, d’attirer l’attention de tous les professionnels de la surdité sur la fragilité de la construction psychique et sur la nécessité d’une démarche préventive concertée. 

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Ces journées ont donné lieu à une publication

 

8ème Journées d'études  les 7 et 8 octobre 2005 à PARIS

A propos du syndrome de Usher type I 

Le diagnostic de syndrome de Usher de type I, association d'une surdité profonde de naissance à une perte de vue progressive, est lourd de conséquences sur le plan psychologique pour les familles et pour les professionnels confrontés, dès l'instant de l'annonce, à l'irreprésentable d'un enfant doublement coupé du monde... La nécessaire médicalisation et la mise en place des mesures d'adaptation ne doivent pas laisser de coté la question de l'accompagnement psychologique indispensable pour permettre aux uns et aux autres de dépasser les effets traumatiques de l'annonce et d'assurer à l'enfant un étayage nécessaire à sa construction psychique. A l'initiative du Docteur G. CHALLE, ophtalmologiste, et du Docteur ROSEVEGUE (DASS de Paris), l'Association RAMSES a animé depuis décembre 2003 des réunions de réflexion sur ce thème, auxquelles ont participé différents acteurs travaillant auprès d'enfants ou d'adolescents porteurs de ce syndrome. Des spécialistes de l'annonce du handicap ou de maladies graves, hors du champ de la surdité, ainsi que des professionnels familiarisés avec le handicap visuel, ont apporté leur contribution. Les journées d'études sont le fruit de ce travail d'élaboration pluridisciplinaire auquel ont contribué le Centre de Ressources Expérimental Robert LAPLANE et le CRESAM. Elles ont pour objet d'ouvrir une réflexion nationale, point de départ d'actions visant à former et informer des professionnels, à favoriser l'indispensable travail en réseau et à améliorer la prise en charge de ces patients.

Programme complet au format pdf 

Ces journées ont donné lieu à une publication

 

7ème Journée d'études le 14 mars 2003 à PARIS

Dépressions et surdités...

La dépression de l'enfant a longtemps été ignorée voire niée. Il faut, en effet, attendre la fin des années 50 pour que sa réalité soit reconnue par la Psychiatrie.  Dès la révélation de la surdité, l'enfant sourd et son entourage sont traversés par des mouvements dépressifs qui s'installent parfois durablement. De ces mouvements dépressifs ne sont souvent visibles que les symptômes indirects, signant la lutte et les efforts de défense contre la dépression, favorisant sa méconnaissance. La dépression en elle-même est ainsi parfois évitée ? mais peut resurgir quelques années plus tard, à l'adolescence ou lorsque le jeune adulte sourd est confronté aux réalités sociales.  Cette 6ème journée d'études se proposait d'aborder les différents aspects et particularités des dépressions qui peuvent marquer la vie de l'enfant sourd, de sa famille et des professionnels qui l'entourent, sous l'angle du dépistage, du traitement et de la prévention. 

Des intervenants non spécialisés en surdité nous ont apporté leur éclairage.

Cette journée a donné lieu à une publication.

 

6ème Journée d'études le 7 mai 1999 à PARIS au Sénat

Surdité, génétique et généalogie

Les découvertes récentes sur les surdités génétiques vont modifier les représentations des parents et des professionnels. Les conséquences de ces découvertes risquent d'affecter l'évolution, les prises en charge et la prévention. Les questions cliniques et éthiques concernant ce sujet ont été abordées lors de cette journée qui s'est également attachée à préciser les modalités et les avatars de la transmission, dans les familles où naît et grandit un enfant sourd.

Cette journée a donné lieu à une publication.

 

5ème Journée d'études du 23 mai 1997

De la violence... Regards croisés de professionnels sourds et entendants

La violence qui peut naître dans les rapports entre sourds et entendants existe aussi bien dans les institutions entre les différents professionnels qu'entre les adultes et les enfants, mais également dans la société, dans les relations interindividuelles, dans les familles et même dans la relation thérapeutique. Les différents aspects de cette violence ont été analysés, tout au long de cette journée, à l'aide d'une double-grille de lecture, anthropologique et psychanalytique. Les débats ont été éclairés par la réflexion de psychanalystes et d'anthropologues extérieurs au champ de la surdité.

Cette journée a donné lieu à une publication.

 

4ème Journée d'études du 8 juin 1996

destinée aux psychiatres, neuropsychologues et psychologues le 8 juin 1996 en collaboration avec l'Université PARIS V

Les troubles des apprentissages chez les enfants sourds

Cette journée s'est notamment attachée à décrire et à évaluer les techniques de remédiation chez les enfants sourds.

 

3ème Journée d'études du 26 janvier 1996

Cochlée et psyché, les enjeux psychiques des implants cochléaires

L'implant cochléaire suscite, depuis son invention, des passions : l'amour, la haine ou l'ignorance... R.A.M.S.E.S. a proposé, lors de cette journée d'études, un espace de réflexion autour des enjeux psychiques de l'implant cochléaire chez l'enfant et l'adulte. Des cliniciens de la psyché (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychomotriciens) ont fait part de leur expérience. Leurs interrogations ont été le point de départ d'un débat entre les professionnels de toutes disciplines présents.

Cette journée a donné lieu à une publication.

 

2ème Journée d'études du 26 mars 1993

La marginalité des adolescents sourds

Cette rencontre pluridisciplinaire a réuni de nombreux représentants des institutions concernées par le sujet, tant dans le domaine de l'éducation spécialisée et de l'action sociale que dans celui de la protection de l'enfance. Les regroupements de jeunes sourds dans le métro, au Forum des Halles ou ailleurs ont pu être compris à la lumière d'analyses socioculturelles certes, mais les risques sociaux et psychologiques qu'ils représentent pour certains jeunes ont aussi été évalués.

 

1ère Journée d'études du 6 novembre 1992

Parcours et errances des enfants sourds en difficulté psychologique

Cette journée organisée avec la collaboration de la C.D.E.S. " équipe technique surdité " de PARIS a eu pour objectif d'analyser les parcours institutionnels de ces enfants et de réfléchir aux modalités possibles d'une meilleure organisation sur le plan régional de la prise en charge des enfants sourds en difficulté psychologique et de leurs familles.

Une vingtaine d'institutions spécialisées de la région parisienne ont présenté leur travail, leurs capacités d'accueil et leur projet institutionnel.